Défendre les victimes juives aujourd’hui, c’est protéger les droits fondamentaux de tous pour demain: c’est ce qu’a compris l’Argentine

MANIFESTATION À BUENOS AIRES CONTRE LA BARBARIE PALESTINISTE


Environ 15 000 personnes se sont rassemblées lundi à Buenos Aires pour rendre hommage à Shiri, Kfir et Ariel Bibas, ainsi qu’aux autres victimes de l’attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023, et pour appeler à la libération de tous les otages encore détenus à Gaza.

Les manifestants, agitant des drapeaux israéliens et des mouchoirs orange (en référence aux cheveux roux des enfants Bibas), ont participé à un événement empreint d’émotion. Ariel (4 ans) et Kfir (9 mois) étaient les plus jeunes captifs restés à Gaza. Leurs corps mutilés, ainsi que celui de leur mère Shiri (32 ans), ont été rendus à Israël la semaine dernière.

La manifestation a débuté par une cérémonie d’allumage de bougies par des proches argentins d’otages et de victimes. L’ambassadeur d’Israël en Argentine, Eyal Sela, a tenu le Hamas responsable de la mort de la famille Bibas et a dénoncé la manière « macabre » dont le groupe terroriste a rendu les corps.

L’ambassadeur a remercié le président argentin Javier Milei pour « la solidarité dont il a fait preuve et pour le décret établissant deux jours de deuil national ».

L’événement a été organisé par le Centre communautaire juif AMIA, la DAIA, l’Organisation sioniste argentine et le Forum des familles d’otages. L’AMIA avait été la cible d’un attentat terroriste en 1994, planifié et organisé par le Hezbollah et à l’Iran, qui avait fait 85 morts.

L’antisémitisme violent annonce des assauts plus larges contre les libertés fondamentales. La hausse spectaculaire des actes antisémites depuis le 7 octobre 2023 (+400% en France, +700% au Royaume-Uni) s’inscrit dans cette tradition et laisse craindre le pire en Occident.

L’histoire récente le confirme : après l’attentat de l’AMIA en 1994, l’Argentine a connu une période d’instabilité politique. Les tueries de la synagogue Tree of Life à Pittsburgh (2018) et de Poway (2019) reflètent une montée de l’extrémisme aux États-Unis. Les attaques contre le musée juif de Bruxelles (2014) et l’Hyper Cacher (2015) annonçaient les vagues terroristes touchant ensuite l’Europe entière.

Ces violences révèlent un schéma implacable : les mêmes idéologies mortifères opèrent. L’attaque contre l’école Ozar Hatorah à Toulouse (2012) a précédé Charlie Hebdo (2015).

Sur les campus, l’intimidation des étudiants juifs précède l’attaque contre la liberté académique elle-même.

Des pogroms de Kichinev (1903) à la Nuit de Cristal (1938), la violence contre les Juifs est invariablement le prélude à des catastrophes plus vastes.

La manifestation de Buenos Aires rappelle que défendre les victimes juives aujourd’hui, c’est protéger les droits fondamentaux de tous pour demain.

© Joel Hanhart

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2 Comments

  1. Quand la presse hexagonale a critiqué le président argentin, j’ai tout de suite deviné que c’est quelqu’un de bien et un vrai démocrate.
    L’Argentine est un pays civilisé et pour les (de plus en plus) nombreux occidentaux envisageant de fuir la barbarie à l’œuvre en Amérique du Nord et en Europe de l’ouest, c’est une destination possible. Par contre, le Brésil est à éviter.

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