
Tandis que le second tour des élections législatives a lieu dimanche prochain, notre Président est à Kiev, peu soucieux des interrogations nées de ce timing qui donne à cette visite moult fois reportée un goût de visite électoraliste.
Lui ? Il gère les affaires du monde. Se fendant hier, droit devant l’avion estampillé la République française d’une déclaration depuis le tarmac d’Orly, tweetant en roumain hier soir, et donant sa Conférence de Presse depuis Kiev, signifiant, altier, que les affaires électorales sont roupie de sansonnet face à la Guerre en Ukraine.
Il est encore le Président de l’Europe, Que voulez-vous, et donc il avait à adresser aux ukrainiens et en même temps aux français un message européen.
Il n’est pas seul me rétorquerez-vous, accompagné qu’il est du chancelier allemand et du président du Conseil italien.
La maison brûle, et Emmanuel Macron regarde ailleurs, entendait-on du côté des LR, lesquels s’étouffaient devant une telle légèreté et évoquaient une stratégie d’évitement, alors que le boss LR, Christian Jacob, déplorait tout bonnement sur les ondes une mise en scène.
Les français ont-ils donc tant que cela mauvais esprit, se demandant comment on pouvait utiliser le martyr du peuple ukrainien pour des opérations de politique intérieure française…

Le Chef de guerre aura-t-il convaincu ? Nous le saurons sous peu.
Nous sommes à une semaine du sommet européen, certes, et à J-4 du scrutin.