Des femmes adultes et mineures subissent en France, dans des espaces privés, publics et numériques des tourments, des harcèlements, des persécutions, des menaces, des injures, des blessures, des châtiments corporels de la part des djihadistes organisés ou non. Il leur arrive d’être battues et tuées.
Les mouvements féministes qui, devant de tels faits, se taisent, les ignorent, ne déclarent rien alors qu’ils s’empressent, parfois sans preuve, de condamner, dénoncer, manifester contre des personnes coupables ou présumées tels de « féminicide » et de sexisme ne sont pas des féministes. Ce sont des groupes et des personnes inféodés au genre que l’on choisira et à la violence idéologique des djihadistes.
Leurs peurs sont compréhensibles. Elle sont inacceptables quand elle les inclinent à sélectionner parmi leur cibles celles qui ne présentent aucun danger pour eux-même.
S’attaquer à Strauss-Kahn, Polanski, Weinstein, et autres suspects dont il faut bien compter une majorité de juifs à leur vindicte ne représente aucun danger pour ces mouvements… alors que la défense des femmes victimes de djihadistes les confronterait aux ripostes violentes et barbares des djihadistes.
Ces mouvements, ces personnes « féministes » n’évoquent pas, ou tellement peu que nul ne l’entend ni ne le lit, les droits des femmes dans les Etats djihadistes. Ils ne défendent nullement les femmes obligées, en France, astreintes, contraintes à des traitements vestimentaires idéologiques qu’elles considèrent comme des humiliations sexistes.
Voici pourquoi ces « féministes » sélectionnent méticuleusement, en toute quiétude, leurs dénonciations, leurs thèmes de manifestations, leurs récriminations, leurs discours.
Ces « féministes » subordonnent l’égalité des sexes à la supériorité prétendue du sexe féminin.

Dans ces conditions, il est devenu très difficile aux véritable féministes de s’exprimer et d’exister. Elisabeth Badinter, Elisabeth Roudinesco et d’autres éprouvent les plus grandes difficultés à exprimer le féminisme laïc dans les salles universitaires et de conférences.
La confusion est désormais installée. Elle est l’œuvre des ennemis de la liberté.
Ces mouvements « féministes » sont des leurres. Ils se prévalent d’une philosophie égalitaire pour infiltrer les idées, les cerveaux, les organisations. Ils suivent l’exemple des pseudo « antiracistes « qui n’en sont pas. Ces « antiracistes » qui usent du principe de l’Egalité pour afficher leur conception raciale et donc raciste de toute problématique sociale et politique.
Ces leurres « féministes » et « antiracistes » procèdent par la confusion des idées et des faits. Ce système accompagne les dogmes et les mouvements hostiles aux libertés publiques et privées.
Oui, la France présente l’aspect d’un terrain de force et de peur, dans le domaine du féminisme, de l’antiracisme comme dans bien d’autres.
Et l’Autorité publique ?
L’Exécutif réagit par des actes faibles.
Le Législatif produit des lois circonstanciées qui reproduisent parfois au mot près des lois déjà existantes au nom d’une sécurité publique défaillante.
Saisie, la magistrature juge et décrète des textes souvent éloignés de sa responsabilité et des faits avérés (antisémitisme, etc).
De rares intellectuels et des personnes publiques courageuses affrontent sur les plateaux de télé, à la radio, dans les médias, des défenseurs conformes à la haine et à l’intimidation qui désormais pullulent au mépris de la diversité des idées et des principes démocratiques.
Ces leurres féministes et autres faux antiracistes se gaussent des principes libres qui ne sont pas les leurs. Leur but concerté est de phagocyter l’autonomie des personnes et des idées à des fins autoritaires.
De l’Extérieur, la France apparait à cet égard comme un vaisseau quittant le port à la dérive.
Le courageux combat contre ces vecteurs de mensonges est un honneur difficile et impérieux.
Pierre Saba