

Alors que la pandémie bat son plein et que l’on apprend que 2 malades sont transférés du Grand Est en Allemagne et qu’une poignée d’autres sont acheminés en Aquitaine, dérisoires mesures de bricolage sur lesquelles il serait de mauvais goût d’ergoter aujourd’hui, une autre polémique a pris place, concernant l’hydroxychloroquine, polémique ayant même un visage: celui du Professeur Raoult.
Ça se dispute à tout-va sur un sujet d’importance, et on reste sidéré de voir et d’entendre, conviés sur moult plateaux, tout un chacun, et ici un Daniel Cohn Bendit, se mêler de donner son avis.
Les Gens du métier, pondérés, disent leur scepticisme tout en espérant … avoir tort. Aujourd’hui, après avoir donné la parole à Alain Toledano, je vous propose d’écouter Hervé Seitz, biologiste moléculaire du CNRS à l’institut de génétique humaine de Montpellier, spécialiste des ARN, cet acide ribonucléique présent chez quasiment tous les êtres vivants et chez certains virus.
Hervé Seitz, comme Alain Toledano, monte au créneau contre l’absence de rigueur scientifique des études du très médiatique professeur marseillais, et s’inscrit en faux contre lesdites études qui n’auraient pas respecté les mesures nécessaires.
Faut-il préciser que, à l’instar de tous les soignants, Hervé Seitz répète qu’il aimerait … avoir tort.
Le CHU d’Angers lance une étude d’envergure nationale sur l’hydroxychloroquine : Dans le contexte particulier que nous vivons, les résultats des essais cliniques sur l’hydroxychloroquine menés par l’équipe du Pr Raoult ont généré beaucoup d’espoirs mais ils ont également soulevé des interrogations légitimes quant à leur pertinence clinique et à l’innocuité de l’hydroxychloroquine », vient d’indiquer, via une Conférence de presse, le Professeur Vincent Dubée, à l’origine de l’étude Hycovid, qui correspondra aux standards scientifiques et méthodologiques les plus élevés et devra permettre de clore, une fois pour toutes, le débat sur l’efficacité de l’hydroxychloroquine. Pour info, alors que des médecins du Grand Est souhaitent que les soignants infectés testent le traitement sur la base du volontariat, une nouvelle étude chinoise évoque à son tour le « potentiel » de l’hydroxychloroquine.
