Tribune Juive

Au pays de la Liberté d’expression : Menaces de mort sur le soldat Azaria, par Sarah Cattan

Lecteur. Je t’avais parlé du cas du soldat Azaria. Comment il divisa profondément Israël, la droite défendant le soldat tandis que jusqu’au plus haut de l’armée, des voix s’étaient d’emblée élevées pour dénoncer ses agissements.

Elor Azaria avait tué une personne, même s’il s’agissait d’un terroriste, et le lieutenant-colonel Weisman avait demandé que le soldat fût démis de son grade et que les mois passés assigné à sa base depuis son arrestation ne fussent pas déduits de la peine. Et mult donneurs de leçons avaient donné leur docte avis.

La sentence tomba. 18 mois de prison ferme. Ce 9 mai, le soldat franco-israélien reconnu coupable d’homicide volontaire en juillet 2017 pour avoir abattu un terroriste palestinien déjà à terre retrouva la liberté.

Il avait purgé la moitié de sa peine et ça n’est pas nous, français, qui devrions nous offusquer de ces réductions de peine n’est-ce pas.

Est-ce parce qu’il participa alors à une parade donnée en son honneur ? Est-ce parce qu’il fut à Ramla porté en héros et escorté de voitures et motos klaxonnant ?

Est-ce juste parce qu’il est de Tsahal ?

Est-ce parce qu’il est israélien ? Juif ?

En tout cas, le voilà cerné, Elor Azaria, de menaces de mort.


Chez nous, en France. Menacé ouvertement par des gus travaillant dans l’Armée. Dans la Gendarmerie. Ils demandent sa peau. Diffusent des affiches Wanted. Ceux qui appellent à son lynchage, la France a leurs noms. Leurs adresses. Grâce à la vigilance de Balance ton antisémite.

Bon courage Elor. Welcome au pays des Droits de l’Homme.

Sarah Cattan

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