Tribune Juive

Attentat à Tel Aviv : le chagrin et la colère, par Line Tubiana

Hier soir 4 personnes ont trouvé la mort et 5 autres ont été blessées dans un attentat terroriste sanglant à Tel Aviv. L’attentat s’est produit à Sarona Market, le nouveau complexe commercial ouvert il y a bientôt un an. C’est une zone de promenade, située non loin de Neve Tsedek et de de Yaffo, connue maintenant de tous.je suis TLV

Et le festival de mépris et de désinformation a commencé sur les média français dès que la nouvelle est tombée. Pas d’attentat, mais une « fusillade », ne ciblant pas des civils, mais « proche du QG de l’armée » (ce QG avait été évacué par Tsahal il y a quelques années!), et le sommet de l’horreur et de l’indécence, Le Figaro qui ose parler d’ « incident ». C’est alors qu’au chagrin de voir ce massacre s’ajoute la rage de constater que le « deux poids et deux mesures » est toujours aussi présent que le « pasdamalgamme », et donc surtout, surtout on ne mentionne pas les ignobles scènes de joie auxquelles a donné lieu ce massacre de civils dans les territoires contrôlés par le Hamas et le Fatah.incident figaroToute la soirée, les internautes ont réagi, interpellé  ces médias qui ne veulent jamais reconnaître qu’Israël est victime de la violence terroriste, et qui minimisent autant qu’ils le peuvent les drames vécus par les juifs d’Israël, mettant toujours l’accent sur les misères des palestiniens.

On aurait pu croire que ce matin le tir aurait été rectifié, mais non, c’est peut-être encore pire, parce que maintenant la volonté délibérée de nuire à Israël ne peut même plus être discutée.

Je fais une recherche sur Internet « attentat Tel Aviv », et je consulte les premiers résultats qui se présentent. Le Point attire mon attention par l’indécence et l’ignominie de son titre : ce qui fait la une ce n’est pas la douleur d’Israël, non, c’est la réaction sécuritaire de suspension des permis d’entrée des palestiniens, accordés comme chaque année pour le Ramadan. Même titre à la Tribune de Genève.permis suspendus

Et en fait ce qui est curieux, c’est que les résultats de la recherche sont finalement très peu nombreux. Alors, juste par curiosité, je fais une recherche « fusillade Tel Aviv », et là je constate que la majorité des médias français est restée sur cette terminologie indécente, « fusillade ». Entre l’heure matinale à laquelle j’ai commencé ces recherches, et le moment présent, certains sites sont revenus sur leur titres, et d’autres l’ont conservé, la rage continue à monter.titres F24

En fait tous les résultats ou presque se retrouvent sous la recherche « fusillade » parce que nos média sont anti-israéliens, et sont aussi des « quiches » du web. Gros moyens, gros sites, et petits neurones. Leurs géniaux rédacteurs corrigent les titres, mais pas les permaliens, qui restent eux identiques au titre original…..et la recherche se fait sur le permalien, bande de nases…. Leçon gratos, juste parce que dans ma rage, la constatation de leur incompétence abyssale m’amuse.

On ne s’habitue pas à cette désinformation systématique. On ne s’habitue pas non plus à l’indifférence des politiques. Indifférence que l’on peut mesurer à l’aune de leur promptitude à réagir. Ce matin à une heure, plus de 4 heures après l’attentat, seules 2 figures notables de la politique française s’étaient émues du massacre de Tel Aviv : Alain Juppé et Nathalie Kosciusko-Morizet, et je veux les remercier, et surtout sans leur faire comme certains ce vilain procès d’intention aussi honteux que le silence des autres. Hier j’ai épluché les comptes Twitter des autres, en vain, peut-être se sont-ils réveillés ce matin avec une conscience électorale, cela ne m’intéresse même pas.

Demain hélas, les mêmes pleureront les morts victimes d’attentat sur le sol « occidental » et ils seront Paris, ou Bruxelles, ou Londres….
Demain hélas, ou peut-être après-demain, ils se lèveront avec une telle gueule de bois, qu’une once de compréhension les traversera : mais oui, c’est bien le même terrorisme qui les a frappés, celui contre lequel Israël se bat depuis si longtemps. Que de temps perdu, que de vies perdues.

Line Tubiana

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