
Déclaration synthétique de Guterres à Damas
« Je viens d’arriver à Damas pour une visite de solidarité. Mon message est clair: l’ONU est aux côtés de la Syrie à ce moment charnière, et j’appelle également la communauté internationale à ne ménager aucun effort pour soutenir le peuple syrien ».
Cette déclaration commise la 25/07/26 par le sieur Guterres, secrétaire général (SG) des Nations-Unies (ONU) a le mérite de synthétiser l’ignorance historique, l’incompétence juridique et l’arrogance diplomatique de l’individu en poste à New-York.
Ignorance historique du SG de l’ONU
Guterres ignore régulièrement dans ses déclarations l’Histoire comme d’ailleurs la géographie.
Sa dernière déclaration ne sursoit pas à la règle, puisqu’il présente son déplacement à Damas comme une marque de « solidarité » … avec un chef d’Etat syrien prétendu ex-djihadiste sanguinaire reconvertit … en massacreur des syriens alaouites, chrétiens et druzes (2026).
Quant aux Juifs, il n’a nul besoin de s’en occuper, puisque ses prédécesseurs se sont chargés de leurs éliminations par la mort ou l’expulsion.
Il ignore de surcroît les agressions militaires lancées et perdues contre Israël depuis 1948 et la nature « ennemie » pour Damas, aujourd’hui, de l’Etat hébreu.
Incompétence juridique du SG de l’ONU
Guterres ignore également le Droit international (DI) qu’il n’a de cesse d’évoquer à tort et à travers!
La « solidarité de l’ONU aux côtés de la Syrie » que revendique Guterres est une autre de ses grossièretés.
Quelle « solidarité » l’ONU doit elle exprimer à l’égard du régime sanguinaire de Damas qui massacre sa propre population (2026-victimes précitées) et qui participe à l’ensemble des réunions panarabes destinées à l’élimination d’Israël … alors que l’ONU prohibe la volonté d’un Etat d’en supprimer un autre !
Arrogance diplomatique du SG de l’ONU
L’appel de Guterres au soutien de la « communauté internationale » envers le peuple syrien concerne-t’il (encore et toujours) les Syriens alaouites, chrétiens, druzes massacrés en 2026 par le djihadiste de Damas ?
Quelle « communauté internationale » Guterres appelle-t’il à la solidarité avec le peuple syrien ?
Celle qui signe l’arrêt de mort de l’Arménie régulièrement et à chaque dépeçage de son territoire ?
Celle qui incrimine Israël en défense et qui victimise en les légitimant la dictature palestinienne et les organisations criminelles aux ordres de Teheran (hamas, hezbola, etc) ?
Celle qui invente un Droit inexistant à usage exclusif d’Israël par lequel la défense est un génocide et l’agression un droit imprescriptible ? !
Celle qui se tait à chaque violation du DI par les dictatures et qui hurle avec elles contre les démocraties agressées ?
En réalité, le comportement général et les déclarations écrites et orales de Guterres déshonorent sa fonction, violent le DI et la Charte de l’ONU qu’il a en charge, se solidarise avec les criminels et surtout, déconnectent le SG de l’ONU des peuples qui expriment dès et quand ils le peuvent des sentiments, des aspirations et des vœux parfaitement contraires et opposés à la loghorée brutale et contraire aux droits humains du SG.
La bonhomie de Guterres n’a d’égale que sa perfidie à utiliser sa fonction aux fins de destruction de l’ordre universel fondé sur la paix des Etats et des peuples en violation de la charte de l’ONU, pièce maîtresse du DI.
Le nombre d’infractions de DI commises par Guterres pose la question de sa responsabilité dans le désordre universel et les extensions des conflits.
Elle pourra, elle devra être examinée à la fin de son mandat.
Juge président Pierre Saba
25 juillet 2026
Bonnes vacances à tous.
On se reverra bien vite !
Merci à tous nos contributeurs et à tous nos lecteurs.
PASSEZ UN BEL ÉTÉ
Bientôt les vacances !

Cuire les juifs comme on cuit le homard : progressivement
Ils nous l’ont joué comme on cuit le homard. À feu doux.
Progressivement. Sans brutalité apparente. Juste assez lentement pour que beaucoup ne s’aperçoivent de rien… jusqu’au moment où il devient trop tard.
Au début, le discours se voulait rassurant.
« Nous ne sommes pas contre les juifs, seulement contre Israël. »
Puis :
« Nous ne sommes pas contre les juifs, seulement contre les sionistes. »
Ensuite, les mots ont changé.
On a entendu : « Je casse la gueule à des sionistes. »
Puis la frontière entre « sionistes », « soutiens d’Israël » et « juifs » s’est progressivement effacée dans certains discours comme dans certains actes.
On boycotte des commerces tenus par des juifs ou supposés tels. On manifeste devant eux. On intimide leurs clients. On dégrade. On incendie. On projette des attentats contre des juifs. Les agressions antisémites explosent.
Et pendant ce temps-là, une grande partie du monde politique, médiatique, culturel et intellectuel semble regarder ailleurs ou ne réagir qu’avec une prudence infinie.
Le plus troublant est peut-être ailleurs.
Certains juifs ont cru pouvoir se protéger en prenant ostensiblement leurs distances avec Israël, voire en accablant systématiquement son gouvernement. Ils pensaient qu’en donnant des gages, ils passeraient entre les mailles du filet.
Ils se trompaient.
Car les fanatiques ne s’embarrassent pas de nuances. Pour eux, le « bon juif » d’aujourd’hui est simplement celui qu’ils tolèrent jusqu’à la prochaine étape.
L’affaire Barbara Butch me paraît illustrer ce mécanisme. Malgré les attaques dont elle a été victime, elle a tenu à préciser :
« Bien évidemment, je suis contre ce gouvernement. »
Pourquoi cette précision ? Pourquoi ce « bien évidemment » ?
Comme s’il fallait désormais produire un certificat de bonne conduite politique avant d’avoir le droit de dénoncer l’antisémitisme dont on est victime.
Cette stratégie ne sauvera personne.
Celui qui hait les juifs ne réclame jamais une simple prise de distance. Il exige toujours davantage. Aujourd’hui une condamnation, demain un reniement, après-demain ce sera encore insuffisant.
Le président Macron a finalement bien fait de ne pas participer à la marche contre l’antisémitisme.
Après tout, les Français juifs sont-ils bien des Français ?
La formule est volontairement ironique. Mais beaucoup de nos compatriotes juifs finissent aujourd’hui par se poser cette question lorsqu’ils constatent le peu d’empressement avec lequel la République semble parfois défendre leur sécurité et leur dignité.
Et pourtant, malgré cette évolution inquiétante, nous vivons encore dans un État de droit, dirigé par un gouvernement démocratiquement élu.
Que se passerait-il si, demain, un parti que beaucoup accusent d’entretenir des discours de stigmatisation arrivait au pouvoir, d’une manière ou d’une autre ? La question mérite d’être posée, d’autant que son dirigeant a déclaré qu’il ne respecterait pas le verdict des urnes si celui-ci ne lui était pas favorable.
L’Histoire enseigne que les libertés se défendent avant qu’elles ne disparaissent.
Les juifs seraient probablement parmi les premiers concernés.
Ils ne seraient certainement pas les derniers.
© Paul Germon

Un été bouleversant
La canicule s’installe, repart, revient, comme si elle avait désormais pris un abonnement. Les forêts brûlent. Certaines par accident, d’autres par imprudence, quelques-unes volontairement peut-être. Neuf feux sur dix sont d’origine humaine, nous dit-on, ce qui ne signifie évidemment pas qu’ils soient tous criminels. Mais il suffit de quelques fous, de quelques inconscients ou d’une seule étincelle pour transformer des milliers d’hectares en cendres.
Et pendant que les pompiers tentent de sauver les forêts, les villages et parfois des vies, les politiques continuent de jouer avec des allumettes.
À quelques mois d’une élection nationale, un candidat prévient déjà qu’il « n’acceptera pas le résultat des urnes ». Autrement dit : je suis démocrate à condition de gagner. Si le peuple vote bien, il est souverain. S’il vote mal, il devient suspect, manipulé, fasciste ou simplement trop stupide pour comprendre ce qu’il aurait dû choisir.
La démocratie à condition que les électeurs obéissent : il fallait y penser.
Nos élites issues de la haute fonction publique nous avaient déjà habitués à respecter le résultat des urnes sans nécessairement respecter la volonté populaire. Le bulletin était déclaré sacré, puis son message traduit dans une langue que l’électeur n’avait jamais parlée. C’était la démocratie d’interprétation. Désormais, certains envisagent de supprimer même cette délicatesse : si le peuple vote mal, ils annoncent à l’avance qu’ils n’accepteront pas son choix.
Nous sommes donc passés du détournement du suffrage à sa contestation préventive. C’est un progrès, au moins, dans la franchise.
Aux États-Unis, Donald Trump bombarde, menace, annonce, suspend, reprend, puis se fige. Il frappe l’Iran, proclame la paix, constate que la guerre continue et envisage de nouveau de discuter avec ceux qu’il vient de bombarder. On ne sait jamais si l’on assiste à une stratégie incompréhensible parce qu’elle est géniale ou à une improvisation que l’on qualifie de géniale parce que personne ne la comprend.
Au Moyen-Orient, les cessez-le-feu ressemblent de plus en plus à des entractes pendant lesquels chacun recharge ses armes.
En Israël, la Knesset s’est dissoute et les élections sont prévues le 27 octobre. Tous les scénarios sont possibles : retour de Netanyahou, victoire de l’opposition, majorité introuvable, coalition improbable, nouvelle élection après l’élection… Dans ce pays, deux députés suffisent parfois à renverser un gouvernement et trois partis qui se détestent peuvent s’entendre pour empêcher un quatrième de gouverner.
Comme on dit en Tunisie : El denya mekhliya ! Le monde part à vau-l’eau.
Et comme on dit en hébreu : Ha’olam hishtaguéa ! Le monde est devenu fou.
Ça va mal partout.
Alors, y a-t-il encore des raisons d’espérer ?
Oui.
D’abord parce que les incendiaires sont peu nombreux et que les pompiers sont des milliers. Parce que derrière chaque irresponsable qui jette un mégot, il existe des hommes et des femmes qui entrent dans le feu pour sauver des inconnus.
Parce que les candidats peuvent mépriser le verdict des urnes, mais que les urnes existent encore. Parce que les gouvernements passent, que les peuples demeurent et qu’aucun dirigeant, aussi persuadé soit-il de son importance historique, n’a encore réussi à abolir définitivement le réel.
Parce que Trump, après avoir bombardé, finit parfois par s’arrêter. Ce n’est pas encore la sagesse, mais c’est toujours préférable à l’obstination guerrière. Dans les périodes de folie, une hésitation peut sauver davantage de vies qu’un grand discours.
Parce qu’en Israël, malgré la guerre, les déchirements, les fautes du pouvoir et la violence des controverses, la Knesset se dissout, les partis s’affrontent et les électeurs voteront. La démocratie israélienne est bruyante, brutale, souvent épuisante, mais elle vit. Une démocratie silencieuse est généralement une dictature qui a réussi à faire taire tout le monde.
Enfin, il reste les gens ordinaires. Ceux qui travaillent, soignent, enseignent, inventent, protègent leurs enfants, s’occupent de leurs parents et refusent de haïr sur commande. Ils ne font pas la une. On ne les invite pas sur les plateaux parce qu’ils parlent normalement et ne menacent personne. Pourtant, ce sont eux qui empêchent le monde de s’effondrer.
El denya mekhliya, sans doute. Ha’olam hishtaguéa, certainement.
Mais tant qu’il restera davantage de bâtisseurs que d’incendiaires, davantage de citoyens que de fanatiques et davantage d’hommes décidés à vivre que de fous désireux de tout détruire, rien ne sera définitivement perdu.
Il ne s’agit pas d’être optimiste.
Il s’agit de ne pas laisser le désespoir gagner par forfait.
Et si le 25 juillet 2026 le peuple tunisien tournait le dos à Kaïs Saïed ? L’édito de Michel Taube et de Zorba le Tunisien

Le 25 juillet sera-t-il une fois de plus une journée décisive dans le destin de la Tunisie ? A 18h, les Tunisiens sont appelés à descendre dans les rues.
Des manifestations de colère et de dépit de la jeunesse tunisienne, hier alliée du pouvoir et aujourd’hui trahie, pourraient faire vaciller le régime de celui que nous appellerons l’Usurpateur de Carthage !
Canicule et sécheresse, coupures d’eau et d’électricité souvent simultanées et insupportables, pouvoir autoritaire et corruption népotique de la famille du chef de l’État, islamisation et hostilité à l’Occident… La Tunisie n’est plus ce qu’elle était.

Pire, l’allégeance de Kaïs Saïed à l’Algérie et à l’Iran, comme le montre la première Chronique de Zorba le Tunisien, un (petit) enfant de Bourguiba, trahit ce sillon si singulier d’indépendance et de sécularisation du religieux qui a toujours caractérisé la Tunisie dans le monde arabo-musulman.
La convocation de l’ambassadrice de France en Tunisie, à la suite de la diffusion sur France 24 d’une interview de Moncef Marzouki, ancien président de la République tunisienne, n’est qu’une goutte d’eau dans cet océan d’arbitraire et de folie d’un pouvoir usé.
Mais une goutte d’eau qui devrait faire réagir Paris, Rome et Bruxelles, trop complaisants ces derniers mois avec un despote en perdition. L’Union européenne, principal partenaire de Tunis, ne peut durablement limiter sa relation avec le pays aux seuls enjeux migratoires. La stabilité de la Tunisie exige du changement, un profond changement.
Le sens d’une date
Le 25 juillet a souvent été une date charnière dans l’histoire de la Tunisie moderne. Mais une date à deux faces où ombre et lumière s’affrontent pour décider du destin d’un peuple.
Le 25 juillet marque tout d’abord la fête de la République tunisienne. Elle commémore le 25 juillet 1957, lorsque l’Assemblée constituante abolit la monarchie husseinite et proclama la République. Habib Bourguiba devint alors le premier président de la Tunisie. Depuis, cette journée est l’une des plus importantes du calendrier national, symbole de la souveraineté et de l’État moderne tunisien.
L’an prochain la Tunisie fêtera donc les 70 ans de la République.
Mais le 25 juillet 2021 dessine une autre face : le basculement de la démocratie née de la révolution de 2011 vers un nouveau régime présidentialisé qui est vite tombé dans la dictature sous Kaïs Saïed.
Le 25 juillet 2021, au terme d’une journée de manifestations contre la classe politique, le président Kaïs Saïed, élu en 2019, annonça une série de mesures exceptionnelles en invoquant l’article 80 de la Constitution de 2014 : il limogea le Premier ministre Hichem Mechichi, suspendit les travaux du Parlement, leva l’immunité des députés, prit le contrôle du pouvoir exécutif et s’arrogea le contrôle du parquet.
Pour ses partisans et, il faut le dire, pour une grande majorité du peuple il y a six ans, le 25 juillet fut un tournant vers le « redressement » du pays destiné à sauver un pays paralysé par les crises politique, économique et sanitaire des dix années précédentes.
Mais d’année en année, c’est un coup d’État constitutionnel qui dévoila son vrai visage, mettant fin au fonctionnement de la démocratie tunisienne. Le 25 juillet 2022, un référendum approuva une nouvelle Constitution, renforçant considérablement les pouvoirs du président.
Les Tunisiens s’en mordent les doigts depuis près d’une année. Car outre la crise économique et sociale, s’en suivirent un affaissement des contre-pouvoirs (justice, Parlement, autorités indépendantes) et des arrestations de multiples opposants, magistrats, journalistes et responsables politiques. Plusieurs procès farfelus en tentatives ubuesques de coups d’Etat envoyèrent en prison plus de 30 personnalités tunisiennes, certaines franco-tunisiennes comme Karim Guellaty que nous avions interviewé en janvier dernier, et même un Bernard-Henri Lévy qui doit encore se demander pourquoi. Les réfugiés politiques en France sont aujourd’hui légion !
Crépuscule du pouvoir ?
Les jours de Saïed sont-ils comptés ? Nous révélions la semaine dernière que, selon plusieurs sources concordantes, le président tunisien aurait récemment subi une lourde intervention chirurgicale à l’hôpital militaire de Tunis après un accident vasculaire cérébral.
Quoi qu’il en soit, les interrogations sur l’avenir du régime se multiplient et la succession du président suscite déjà bien des appétits. Certains responsables militaires, traditionnellement très discrets sur la scène politique, auraient pris leurs distances en rappelant leur attachement à la nation plutôt qu’à un homme. L’armée tunisienne a toujours été républicaine et loyaliste.
La Tunisie apparaît aujourd’hui comme un pays en suspens. Le peuple tunisien mérite pourtant mieux et va le faire savoir.
Nous en sommes convaincus : l’après-Saïed a commencé un certain 25 juillet !
Michel Taube
Avec Zorba le Tunisien

